Dolce & Gabbana, Portofino Pour Écrin
En 2012, Domenico Dolce et Stefano Gabbana lancent à Taormine leur première collection d'Alta Gioielleria : une haute joaillerie faite de pièces uniques, façonnées à la main et dévoilées loin du rythme ordinaire des vitrines. En juillet 2015, ils choisissent Portofino pour lui offrir la mer. Quatre jours, quelque trois cents invités, des bijoux présentés dans les propriétés des créateurs et un village transformé en coffret. Le duo possède depuis longtemps ses maisons sur cette côte : ici, la haute joaillerie ne rendait pas visite. Elle rentrait à la maison. À Portofino, le baroque sicilien avait trouvé sa mer.
L'Histoire · De Milan À L'Alta Gioielleria
Domenico Dolce et Stefano Gabbana fondent leur Maison en 1985. Très vite, une signature s'impose : le baroque sicilien, l'exubérance du Sud, les fleurs, la dévotion, la sensualité méditerranéenne. En 2012, à Taormine, ils ouvrent un nouveau chapitre en présentant leur première collection d'Alta Moda, la couture selon Dolce & Gabbana, accompagnée de l'Alta Gioielleria.
L'idée est radicale : chaque bijou est une pièce unique, jamais reproduite. Les orfèvres travaillent entièrement l'or à la main dans les ateliers de la Maison, ressuscitant le filigrane, le grènetis et le fil torsadé. Émaux, miniatures, coraux et pierres exceptionnelles rejoignent ces techniques anciennes, jusqu'à certains diamants taillés selon une coupe développée par Dolce & Gabbana. Les gemmes sont certifiées par de grands instituts gemmologiques internationaux. On ne fabrique pas ici une collection destinée à remplir des présentoirs. On compose des trésors, un par un.
Portofino · Le Jour Où Le Village Devint Écrin
Chaque présentation de la Maison rend hommage à son décor, et en juillet 2015, ce décor fut Portofino. Pendant quatre jours, quelque trois cents invités venus du monde entier convergent vers le petit port ligure. Le premier soir est consacré à l'Alta Gioielleria, dévoilée dans les propriétés voisines de Domenico Dolce et Stefano Gabbana. Les pièces racontent l'histoire imaginaire de la princesse Delfina, souveraine d'un Portofino rêvé, à laquelle des prétendants auraient envoyé des coffres débordant de diamants, de rubis et d'émeraudes.
Les invités essaient les bijoux sur des coussins, devant un trône d'or, parmi les fleurs, les couronnes, les oiseaux, les papillons, les camées et les coraux. Viennent ensuite l'Alta Moda, puis l'Alta Sartoria pour les hommes. La fête de clôture, tout en or, se tient au Covo di Nord Est, où Kylie Minogue apparaît en invitée-surprise. Rien d'un hasard : les créateurs vivent depuis longtemps une partie de leur histoire sur cette côte. Ce week-end-là, le village entier fut leur coffret.
C'est le sommet du savoir-faire de la Maison, et son terrain le plus libre. L'Alta Gioielleria ne connaît ni répétition ni prudence : chaque pièce est un exemplaire unique, pensé comme une œuvre. Les orfèvres travaillent l'or à la main, reprennent le filigrane, le grènetis et le fil torsadé, puis sertissent des gemmes choisies une à une.
On y croise des fleurs émaillées, des miniatures peintes, des coraux, des diamants et des pierres qui semblent avoir refusé de rester discrètes. Le résultat tient de la couture autant que de la joaillerie : exubérant, poétique, sans retenue. Ces bijoux ne suivent pas la vie ordinaire d'une collection. Ils apparaissent lors de présentations privées, d'expositions et de rendez-vous réservés à ceux qui savent déjà qu'ils ne repartiront peut-être pas les mains vides.
Plus de quarante ans que les deux noms n'en font qu'un. Domenico Dolce, fils d'un tailleur sicilien, et Stefano Gabbana, Milanais de naissance, ont bâti une Maison dont ils demeurent les sources créatives. Leur univers puise dans la Sicile baroque : les églises dorées, les jardins d'agrumes, les madones, le noir des veuves et l'éclat des processions.
Les grandes figures du cinéma italien, Sophia Loren en tête, traversent depuis longtemps cet imaginaire. Rien n'y demande pardon d'être trop beau, trop doré ou trop visible. C'est cette liberté qui a donné naissance à l'Alta Gioielleria : une joaillerie conçue non pour tempérer l'exubérance, mais pour lui donner des pierres.
La Maison tient boutique sur la Piazzetta même, à l'une des adresses les plus convoitées du village. On y retrouve aujourd'hui la joaillerie, les montres, la mode, les accessoires et les parfums Dolce & Gabbana. C'est la part visible et joyeuse de l'univers de la Maison, celle dont on pousse la porte entre deux passages sur le port.
L'Alta Gioielleria appartient à un cercle plus rare, dévoilé au fil de présentations et de rendez-vous dédiés. Sur la place, Dolce & Gabbana joue la lumière. Les trésors les plus extraordinaires, eux, choisissent leur moment.
Chez Dolce & Gabbana, la pierre ne se cache pas : elle éclate. Les colliers portent des fleurs à pistil d'or, les gemmes se font grosses comme des bourgeons et les couleurs se répondent sans jamais se calmer. Rubellites, indicolites, émeraudes, saphirs et tourmalines : la palette entière du Sud peut entrer dans un seul bijou.
Autour, l'or raconte des histoires : mosaïques, feuillages, symboles gravés, miniatures et hommages aux splendeurs italiennes. Rien n'est sobre, et c'est précisément le propos. Ce sont des bijoux que l'on remarque à l'autre bout d'une terrasse, faits pour celles qui n'ont pas peur de la lumière.
Des bijoux uniques,
des gemmes sur des coussins,
dans un village de quelques centaines d'âmes.
Le temps d'un été,
Portofino tout entier
fut un coffret ouvert sur la mer.
Il fallait bien un lieu à la mesure de cette démesure. Le baroque de Dolce & Gabbana, ses ors, ses fleurs et ses gemmes en cascade, aurait pu jurer avec la retenue ligure. C'est l'inverse qui s'est produit. Face à la mer, sous la lumière franche de la baie, l'exubérance trouve son point d'équilibre : la nature répond à la nature, l'éclat des pierres à celui de l'eau.
Là où d'autres Maisons murmurent, celle-ci chante à pleine voix, et Portofino, contre toute attente, sait l'accueillir. Car le village n'a jamais eu peur de la beauté qui s'assume. Entre le baroque sicilien et le port le plus photographié d'Italie, il existe le même goût du spectacle : celui qui ne baisse jamais les yeux lorsque la lumière arrive.
Dolce & Gabbana · Haute Joaillerie & Joaillerie
Piazza Martiri dell'Olivetta 54, 16034 Portofino, Gênes, Italie
Sur la Piazzetta · Joaillerie · Montres · Mode · Accessoires · Parfums
Rendez-vous disponible en boutique
La Maison
Fondée à Milan par Domenico Dolce et Stefano Gabbana en 1985
Président et co-directeur général : Alfonso Dolce
Co-directeur général : Stefano Cantino
La Création
Fondateurs et direction créative : Domenico Dolce et Stefano Gabbana
Alta Gioielleria, Alta Moda et Alta Sartoria développées sous leur direction créative
Pièces réalisées dans les ateliers italiens de la Maison par des orfèvres et artisans spécialisés
Le Savoir-Faire
Pièces uniques · Or travaillé entièrement à la main
Filigrane · Grènetis · Fil torsadé · Émail · Miniature · Sertissage
Gemmes et diamants certifiés par de grands instituts gemmologiques internationaux
Certains diamants présentent une taille développée par Dolce & Gabbana
L'Image
Présentation Alta Gioielleria, Alta Moda et Alta Sartoria à Portofino en juillet 2015
Crédits visuels : © Dolce & Gabbana
Visuels issus des communications officielles de la Maison et des sources éditoriales consultées par Gloss
Les Repères
Maison fondée en 1985
Première collection d'Alta Moda et d'Alta Gioielleria à Taormine en 2012
Présentation de l'Alta Gioielleria à Portofino en juillet 2015
Quatre jours de célébrations · Environ trois cents invités
Les Codes
Le baroque sicilien · La pièce unique · Les gemmes de couleur
L'or travaillé à la main · Le filigrane · Le grènetis · Le fatto a mano
Des pierres choisies une à une,
une fleur d'or façonnée à la main,
un bijou que nul autre ne portera.
À Portofino, le luxe le plus rare
n'est pas celui qui se cache.
C'est celui qui choisit son soir
pour se montrer face à la mer.
Dolce & Gabbana
© Dolce & Gabbana | @dolcegabbana













